Ma déjouée d'Amérique

by Le Charme Discret de la Bourgeoisie

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about

Sébastien Delorme - Basse
Vincent Gaboury - Guitares
Maximilien Nolet - Voix & Guitare

Apoplex Premium - Beat & Sampling
Daniel Hains-Côté - Arrangements & Drum Électronique


Invités :

Olivier Arsenault - Saxophone
Élise Boisvert-Dufresne - Voix
Julien-Bernard Chabot - Claviers


Enregistré et mixé par Daniel Hains-Côté

Graphisme et photographie par Alexis Desgagnés


Musique du Charme
Mots de Maximilien Nolet

credits

released January 8, 2012

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Le Charme Québec, Québec

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Track Name: Kim Gordon
ta voix de cendres déjoue toutes mes attentes
celle qui m’inspire un goût si bas de violence
j’attaque les trottoirs de mes pas solitaires
à la recherche d’îles secrètes où tu te terres

tu prends le visage de toutes mes nuits
c’est juste d’la façon dont tu m’as souri
tu m’as marqué de ton encre rouge
et les bouteilles de vin qui bougent, qui bougent, qui bougent

ton corps détonne du paysage monotone
l’alcool te donne des airs si tendres ma mignonne
mais si un soir tard ma coupe est trop pleine
y me reste ton chandail pour sécher ma peine
Track Name: Ma déjouée d'Amérique
Je t’aime ma chérie comme on aime une fleur
Ton corps trahit, dans une même langueur
Ses rets de fatigue aux ramages rougis
Galère qui navigue depuis la longue nuit

T’es ma déjouée d’Amérique
Tissée de fins fils de légende
Mon enneigée sereine
Entre la mer et l’eau douce, tu balances
Embrasse mon désir de fleuve
Tue-moi avec ses lèvres
D’une poésie nouvelle
Notre fin du monde

Ton corps difforme, tes yeux rouge-gorge
Tes pas de lièvre, ton souffle mièvre
Tes pieds marins, tes mains de foin
Tes jambes de fleuve, ton air indien
Tes lèvres de cidre, tes mains racines
Cheveux de neige, aux pointes de givre
Tes doigts de flore, tes os retors
Ton ventre sans bords, ton cœur au poing

Laisse-moi allumer ton désir dissident
Ton corps dissocié du pétrole régnant
En notre âme sauvage, de fleuve et de montagne
Je me réclame d’un si lointain rivage


Dans ma gorge
Poésie qui se fraie un chemin
À bout portant
D’un ciel bleu de crachin
Les battures se souviennent
En vain
Des goélettes, des capitaines
Des chasseurs, des indiens